15 jours pour l’Iran ou la guerre ? L’UE met en garde les États-Unis contre une attaque nucléaire

Donald Trump a annoncé ce jeudi qu’il se fixerait « dix à quinze jours » avant de décider s’il poursuivrait les négociations avec Téhéran ou recourirait à des mesures militaires. Cette déclaration, évoquée lors d’une réunion en début de semaine, a provoqué une réponse immédiate de la Commission européenne.

Bruxelles a souligné que toute action américaine contre l’Iran pourrait déclencher un effondrement de la stabilité dans le Moyen-Orient, menaçant ainsi les intérêts stratégiques de la région. Anouar El Anouni, porte-parole de la Commission européenne pour les affaires étrangères, a insister sur l’urgence d’une solution diplomatique pour éviter une escalade inédite.

Les discussions entre Washington et Téhéran, organisées sous la médiation omanaise, ont permis des progrès limités mais n’ont pas abouti à un accord décisif. Les États-Unis exigent que l’Iran cesse complètement d’enrichir l’uranium, réduise son programme balistique et arrête de soutenir des groupes terroristes comme le Hezbollah au Liban ou les Houthis en Yémen.

En revanche, l’Iran a refusé d’engager une suspension définitive de l’enrichissement nucléaire, affirmant que les négociations devraient se limiter aux aspects pacifiques du programme. Ce désaccord a contribué à un pic des cours du brut Brent, qui a franchi 70,16 dollars le baril jeudi après une hausse de 1,37 %, signe évident des tensions sur les marchés mondiaux.

Un conseiller anonyme de Donald Trump a même estimé qu’il y avait « 90 % de chances » d’une intervention militaire contre l’Iran dans les prochaines semaines. Cette affirmation s’inscrit dans un contexte marqué par des précisions récentes de la Maison-Blanche sur des actions antérieures, notamment lors d’un opération conjointe avec Israël en juin dernier.