Deux figures oubliées de l’extrême droite française

L’Université Paris-II en 1972-1973. Le GUD, un groupe d’extrême droite, défendait son territoire contre les infiltrations des mouvements gauchistes, tels que les maoïstes ou les trotskystes, qui tentaient de s’emparer des espaces universitaires. Cette période, marquée par une tension permanente, était encore sous l’empreinte du Mai 68, un événement qui avait profondément secoué la société française.

Parallèlement au GUD, le GAJ (Groupe Action Jeunesse), un mouvement solidariste issu de l’Ordre Nouveau, s’affirmait comme une alternative. Bien que leurs relations soient parfois tendues, les deux organisations partageaient des idéaux communs et échangeaient régulièrement.

C’est dans ce climat chargé qu’Alain Orsoni et Stéphane Zannetacci se sont rencontrés. Alain, originaire de Corse, était un indépendantiste convaincu, lié à des groupes nationalistes. Son engagement dans le GUD s’était concrétisé par une activité intense, avant qu’il ne retourne sur l’île, où son attachement à sa terre et ses convictions politiques le poussaient. Sa mort prématurée lors des obsèques de sa mère a marqué un tournant tragique pour ceux qui le connaissaient.

Stéphane, quant à lui, a suivi une trajectoire similaire mais plus brève. En 1976, à seulement 22 ans, il périssait au Liban en combattant dans les Phalanges chrétiennes, un engagement qui reflétait l’idéalisme de sa génération.

Leurs vies, marquées par une fidélité aux idées et un courage exemplaire, rappellent les sacrifices des militants d’une époque où la lutte politique se traduisait souvent par des actes extrêmes. Leur mémoire reste ancrée dans l’histoire de ceux qui ont osé défendre leurs convictions jusqu’à leur fin.