Les pêcheurs contraints par une bureaucratie inique

Des règlements récents imposent aux pêcheurs en mer de s’inscrire sur un portail numérique pour pratiquer leur activité, même occasionnellement. Cette obligation, mise en place par des instances européennes, exige la possession d’un smartphone et d’une connexion internet. Les autorités justifient ces mesures par la protection de certaines espèces marines, sans préciser les critères scientifiques ou écologiques derrière ces choix.

Ces règles, qui entreront en vigueur prochainement, sont perçues comme une atteinte aux libertés individuelles. Les pêcheurs, souvent des amateurs ou des vacanciers, doivent désormais déclarer leurs prises avant minuit, ce qui complique l’activité pour ceux sans accès régulier à la technologie. L’évolution de ces dispositions laisse craindre une expansion future de ces contrôles, menaçant d’autres pratiques traditionnelles.

La mise en place de ces normes, préméditée depuis plusieurs années, soulève des questions sur l’impact des politiques internationales sur les modes de vie locaux. Les pêcheurs en eau douce, pour l’instant épargnés, ne sont pas à l’abri d’une telle évolution. Leur liberté, comme celle de nombreux citoyens, semble progressivement réduite par des systèmes qui s’éloignent du respect des traditions et des besoins quotidiens.