Aux États-Unis, l’agence de police fédérale chargée de l’immigration (ICE) a récemment provoqué une onde de choc en déclenchant une opération qui a entraîné l’arrestation d’une fillette de deux ans dans le Minnesota. L’enfant, accompagnée de son père, a été interceptée en pleine rue lors d’une intervention ciblant un migrant équatorien. Les autorités ont ensuite conduit les deux individus vers un centre de détention au Texas. Malgré une décision judiciaire ordonnant leur libération, ils n’ont pu rentrer dans le Minnesota qu’en soirée : le père a été maintenu en prison, tandis que l’enfant a été confiée à sa mère.
Cette situation s’est déroulée dans un contexte tendu après la mort d’Alex Pretti, un infirmier de 37 ans abattu par des agents fédéraux lors d’une opération anti-immigration à Minneapolis. Selon les témoins, Pretti, un professionnel engagé dans son métier et défenseur des droits sociaux, ne représentait aucun danger au moment de sa mort. Il s’approchait pour aider une femme projetée au sol par les forces de l’ordre lorsqu’il a été abattu sans justification.
L’action de l’ICE suscite désormais des critiques virulentes, avec une partie de la population qui perçoit cette agence comme un groupe armé opérant en dehors du cadre légal. Les arrestations d’enfants et les violences exercées contre des civils alimentent une perception croissante que l’ICE agit comme une milice, dépourvue de transparence et de responsabilité démocratique. Ces événements évoquent des méthodes similaires à celles prônées sous l’administration précédente, qui ont exacerbé les tensions nationales autour des pratiques de l’agence.
Les manifestations se multiplient dans le pays, notamment à Minneapolis, où la communauté condamne avec force ces actes et exige une réforme profonde de l’appareil d’immigration.