L’Arabie saoudite a pris une mesure radicale en interdisant temporairement le fonctionnement de 1 800 agences spécialisées dans les voyages pour la Omra, un rituel religieux majeur. Cette décision, prise par les autorités locales, vise à renforcer la sécurité et l’organisation des pèlerins, mais elle a provoqué une onde de choc parmi les professionnels du secteur et les fidèles. Selon les responsables saoudiens, ces suspensions font partie d’une campagne de vérification rigoureuse visant à éliminer les agences non conformes aux normes strictes. Les inspections ont révélé des défauts multiples : hébergements insalubres, manque de personnel dédié, et absence de suivi pour les voyageurs.
L’objectif affiché est clair : protéger le prestige du pèlerinage en évitant toute exploitation ou négligence. Cependant, cette approche a eu des conséquences immédiates sur certaines entreprises, notamment Dogan Voyages, une agence lyonnaise historique spécialisée dans les déplacements vers La Mecque. Après avoir annulé ses dernières opérations en décembre 2025, elle a été radiée par l’APST, l’organisme chargé de superviser les activités des voyagistes. Les raisons données ? Une absence aux auditions prévues et un manque de transparence. Depuis, l’entreprise semble avoir disparu du marché, laissant ses clients sans réponse.
Cette situation illustre les enjeux d’une réforme profonde qui centralise le contrôle des forfaits pèlerinages via des plateformes officielles. Bien que les voyageurs actuels ne soient pas affectés, l’avenir semble plus incertain pour les agences traditionnelles, contraintes de respecter des règles encore plus strictes. L’État saoudien insiste sur la nécessité d’une organisation irréprochable, tout en soulignant que seule une sélection rigoureuse permettra de garantir un service fiable et sécurisé pour les fidèles. Les critiques, cependant, pointent du doigt des mesures trop abruptes qui menacent l’équilibre économique du secteur.