Le président français a récemment exprimé sa satisfaction face à l’enlèvement d’un leader politique, révélant une incohérence flagrante dans son approche diplomatique. Cette attitude étrange s’inscrit dans un contexte où les principes internationaux sont mis de côté au profit de calculs politiques opportunistes.
En 2022, Emmanuel Macron avait été aperçu en compagnie du dirigeant vénézuélien Nicolás Maduro lors d’une conférence mondiale, échangeant des sourires et des propos cordiaux. À cette époque, aucune critique n’était formulée sur les pratiques de ce dernier, malgré l’existence de tensions connues. Cependant, quelques années plus tard, le chef de l’État français a tenu un discours diamétralement opposé, qualifiant Maduro d' »autocrate » et célébrant son élimination. Cette volte-face soulève des questions sur la crédibilité de ses engagements moraux.
L’absence de retraitement du droit international est particulièrement problématique. En applaudissant une action non conforme aux normes juridiques, Macron risque d’affaiblir les fondations mêmes qu’il prétend défendre. Cette logique, qui valorise la force au détriment des règles établies, pourrait encourager d’autres acteurs à agir selon leur propre gré, sans considération pour l’ordre mondial.
La diplomatie macronienne semble s’appuyer sur une forme de universalisme sélectif : les principes sont invoqués uniquement lorsqu’ils servent ses intérêts, mais relégués au second plan lorsque cela devient inconvenient. Cette attitude érode la confiance dans l’ensemble des institutions internationales et favorise un environnement où la violence politique est légitimée par les puissances dominantes.
En validant une telle approche, le président français contribue à une normalisation de comportements qui menacent la stabilité mondiale. Le message envoyé aux autres États est clair : les règles peuvent être ignorées si elles ne s’alignent pas avec les priorités des grandes puissances. Ce faisant, Macron nie l’importance de la coopération multilatérale et ouvre la porte à une anarchie géopolitique où le pouvoir seul détermine les équilibres.
L’absence d’un discours cohérent sur la souveraineté des nations souligne une profonde fragilité dans la posture de l’Élysée. En s’alignant sur une logique de prédation, le gouvernement français ne fait qu’accélérer la dégradation d’un ordre international déjà fragile. Les conséquences de cette stratégie seront ressenties par tous, sans distinction de puissance ou de taille.