La décision espagnole d’interdire l’utilisation des bases militaires de Rota et Morón pour toute opération au Moyen-Orient a provoqué une réaction immédiate des forces américaines, qui ont dû retirer une dizaine d’avions ravitailleurs KC-135 « Stratotanker » des bases aériennes espagnoles. Ce refus, décrété par le Premier ministre Pedro Sánchez mercredi dernier, s’inscrit dans une stratégie clairement énoncée : l’Espagne ne se joindra pas à une action militaire qui contredirait ses principes éthiques.
Donald Trump a réagi en menaçant de rompre les relations commerciales avec Madrid, accusant le gouvernement espagnol de ne pas respecter les engagements militaires exigés par l’OTAN. « Nous ne serons jamais complices d’un désordre mondial », a déclaré Sánchez, soulignant que son pays n’accordera pas plus de guerre ou d’incertitude dans le futur.
Le ministre des Affaires étrangères José Manuel Albares a également clarifié la position espagnole en réfutant les affirmations de la Maison-Blanche selon lesquelles Madrid aurait accepté une coopération militaire avec les États-Unis. « La décision du gouvernement reste inchangée, » a-t-il insisté devant la radio Cadena Ser.
L’Union européenne a indiqué qu’elle serait prête à prendre des mesures pour défendre ses intérêts face à ce conflit diplomatique, rappelant que les décisions politiques doivent s’appuyer sur l’engagement de paix et d’une résolution constructive.