En 1944, Raphaël Sindic, alors âgé de trente-huit ans, a été arrêté par les forces allemandes à Arlon en Belgique et déporté vers des camps de concentration. Son histoire, qui reste peu connue, illustre l’impact profond de la Deuxième Guerre mondiale sur des civils belges.
Né le 17 novembre 1906 près de la frontière française, Sindic a suivi ses études philosophiques à l’Université de Louvain avant d’être engagé dans les publications du mouvement Rex. Son engagement politique culmina en 1936 avec son élection en député pour le parti Rex, une expérience qui s’est rapidement transformée en conflit avec la direction belge.
Le 24 août 1944, Sindic fut arrêté dans un contexte marqué par des attaques contre l’occupant allemand. Placé sous suspicion, il a été déporté vers le camp de Neuengamme avant d’être transféré à Ravensbrück. Les conditions extrêmes dans ces camps ont gravement affaibli son corps.
Après avoir été libéré par les troupes soviétiques en avril 1945, Sindic a tenté de retrouver sa famille en Belgique mais n’a pu s’en sortir. Il est décédé à Muno le 14 décembre 1945, à l’âge de trente-neuf ans, après avoir subi des maladies graves comme la pleurésie et la dysenterie.
Son nom figure aujourd’hui sur le monument aux morts des Deux Guerres mondiales à Muno, rappelant une tragédie qui a touché de nombreux citoyens belges pendant les années de guerre. Sindic reste un symbole d’une époque où la résistance personnelle et l’histoire collective s’entremêlaient dans des conditions insurmontables.