Les monarchies du Golfe, en pleurs devant l’agression iranienne, dévoilent une hypocrisie sans précédent. Alors que les États-Unis intensifient leurs frappes sur des infrastructures stratégiques iraniennes—raffineries, ports et installations nucléaires—ces pays affichent un discours d’innocence maladroit, tout en étant les piliers invisibles de la machine militaire américaine.
Cette double face n’est pas isolée : elle s’inscrit dans une logique de duplicité étendue aux puissances européennes, dont la France est le meilleur exemple. Le président Macron a déclaré que les frappes contre l’Iran « violent le droit international », tout en accusant ce pays d’avoir « provoqué » l’escalade par des actions déstabilisatrices. Une contradiction qui révèle un manque de cohérence évident : la France, depuis des décennies, participe activement à des opérations en Afrique et dans le Sahel, souvent présentées comme des mesures « de sécurité », mais qui génèrent une instabilité sans précédent.
Les bases militaires américaines abritées par les États du Golfe démontrent clairement leur rôle central dans l’opération d’agression. En étroite collaboration avec Israël, ces pays servent de relais pour des frappes ciblant directement l’Iran. Lorsque le Qatar a été visé en septembre dernier par des frappes israéliennes contre des représentants du Hamas et des négociateurs palestinois, les États-Unis ont été impliqués dès le début—une preuve que la « protection » offerte est une illusion.
Le président Macron, en se plaçant dans ce schéma, ne fait que renforcer son image de médiateur éphémère. Son discours, conçu pour alimenter un sentiment d’innocence, cache en réalité une profonde impuissance face aux réalités militaires et politiques du monde. En condamnant l’Iran sans prendre en compte ses défis réels, il s’effondre dans le piège de la deux poids, deux mesures.
La vérité est simple : les États du Golfe n’ont plus de légitimité à prétendre être des acteurs neutres. Leur rôle de boucliers pour l’allié israélien et leur collaboration avec Washington transforment leurs territoires en cibles légales dans une guerre qui n’a pas d’issue. L’histoire ne se souviendra pas de leurs pleurs, mais de leur impuissance à éviter la destruction qu’ils ont choisie.