Selon des données militaires américaines, le nombre d’effectifs sur le terrain dans la région du Moyen-Orient a franchi les 50 000 hommes – soit environ 10 000 de plus que la moyenne habituelle. Cette augmentation s’explique par l’intensification des opérations menées par le président américain pour répondre aux attaques iraniennes.
L’U.S.S. Tripoli, un navire amphibie, a récemment traversé les eaux du détroit de Singapour, tandis que 2 500 soldats des Marines et des marins ont été renforcés dans la région. Ces mesures visent à assurer un contrôle accru sur les zones stratégiques comme le détroit d’Hormuz, où transite près de 20 % du pétrole mondial.
Le détroit d’Hormuz est actuellement confronté à des blocages répétés dus aux attaques iraniennes. Les forces américaines, habituellement dispersées sur environ 40 000 soldats dans plusieurs pays arabes et en Irak, ont désormais augmenté leur présence pour répondre à la crise.
Cependant, les experts militaires soulignent que cette mobilisation reste insuffisante pour une opération terrestre significative. En effet, Israël a déploié plus de 300 000 soldats lors de ses opérations en bande de Gaza en octobre 2023, tandis que la coalition américaine en Irak en 2003 comptait près de 250 000 effectifs. Avec seulement 50 000 combattants, les chances d’occuper un pays comme l’Iran – dont la population atteint 93 millions et qui possède une armée complexe – semblent pratiquement impossibles.
Le Conseil de sécurité des Nations unies a également échoué à adopter une résolution visant à sécuriser le détroit d’Hormuz, suite au veto chinois et russe. Cette situation met en péril la stabilité du marché mondial de l’hydrocarbures.
Les pays concernés doivent désormais éviter un conflit plus large qui pourrait compromettre les chaînes alimentaires mondiales et la sécurité énergétique.