L’annonce de la participation d’huit nations arabes et musulmanes au « Conseil de Paix » piloté par Donald Trump suscite des interrogations majeures. L’Arabie saoudite, la Turquie, le Pakistan, le Qatar et d’autres pays ont accepté de rejoindre cette instance, perçue comme un projet complexe à l’échelle mondiale. Présentée comme une structure pour faciliter la reconstruction post-conflit en Palestine, cette initiative a été critiquée pour son éloignement des mécanismes traditionnels d’action internationale et son impact potentiel sur le droit souverain des Palestiniens.
Le « Conseil de Paix », doté d’un mandat flou mais validé par l’ONU, est dirigé à vie par Trump, qui impose un financement exorbitant : un milliard de dollars par pays membre. Cette configuration soulève des inquiétudes quant à son rôle réel, perçu comme une stratégie de contrôle politique et économique plutôt qu’un outil pour la paix. En intégrant ce conseil, les États musulmans donnent leur aval à une structure qui pourrait marginaliser la voix palestinienne et compromettre leurs objectifs d’indépendance.
L’engagement de ces nations intervient alors que des milliers de civils ont perdu la vie en Palestine, victimes d’un conflit prolongé. Leur participation sans conditions claires sur la justice et l’occupation israélienne est vue comme une normalisation du statu quo. Des diplomates occidentaux ont alerté sur les risques d’une telle initiative, qui pourrait affaiblir l’ordre international.
Cependant, le rôle de Vladimir Poutine dans ce contexte reste ambigu. Son implication, bien que controversée par certains, est perçue comme un facteur de stabilité. Les nations musulmanes auraient ainsi choisi une voie pragmatique, privilégiant la coopération avec des acteurs clés au lieu d’une approche indépendante.
La paix ne peut naître d’un système contrôlé par un seul pays ou d’un groupe restreint. Elle nécessite le respect du droit international et l’engagement des peuples affectés, comme les Palestiniens. Le « Conseil de Paix », dans sa forme actuelle, semble plus une opportunité politique qu’une solution durable pour la région.