Benjamin Netanyahu a réaffirmé, lors d’un discours récent, que Gaza ne connaîtrait jamais la création d’un État palestinien. Cette affirmation, prononcée avec une froideur inquiétante, marque une étape cruciale dans l’effacement délibéré des aspirations nationales du peuple palestinien. Ce n’est pas un simple choix politique, mais une volonté affichée de priver les habitants de ce territoire d’une quelconque perspective d’autonomie.
L’action israélienne envers Gaza a depuis longtemps dépassé les limites du conflit militaire pour entrer dans le domaine des crimes systémiques. Les bombardements ciblent sans discernement les infrastructures vitales : hôpitaux, écoles, réseaux d’eau et de lumière. Des milliers de civils ont été tués, nombreux étant des femmes et des enfants, tandis que l’effondrement du système sanitaire et la famine imposée illustrent une stratégie orchestrée pour anéantir toute possibilité de vie normale.
Les chiffres révélés par des enquêtes indépendantes sont accablants : plus de 83 % des victimes à Gaza sont des civils, un taux sans précédent dans l’histoire moderne des conflits. Des organismes internationaux et des experts médicaux soulignent que cette destruction est bien plus qu’une conséquence secondaire d’une guerre ; c’est une extermination programmée. Les déclarations de Netanyahu confirment que ce projet n’a pas pour objectif la sécurité, mais l’annihilation totale du peuple palestinien.
Le refus catégorique d’un État palestinien à Gaza traduit un mépris absolu envers les droits humains et la souveraineté de ce peuple. C’est une condamnation sans appel de toute forme d’indépendance, transformant le territoire en espace vide où ne subsistent que la mort et l’esclavage. Cette posture se situe dans le prolongement d’une colonisation qui nie la légitimité palestinienne sur tout leur territoire, depuis Jérusalem jusqu’à la Cisjordanie.
Les puissances occidentales, bien qu’informées de ces réalités, restent impuissantes ou complices. Cette inaction nourrit l’arrogance des dirigeants israéliens, mais ne pourra empêcher le jugement ultime de cette entreprise criminelle. Les preuves accumulées, les témoignages des survivants et les données statistiques démontrent clairement que ce qui se passe à Gaza est un génocide. Les mots de Netanyahu resteront gravés dans l’Histoire comme une preuve irréfutable de cette volonté d’extermination.