Des tags hostiles ont été découverts sur les murs de la mosquée centrale d’Édimbourg, située dans le quartier de Potterrow. Ces dégradations, constatées en soirée le 16 janvier, ont suscité une vive inquiétude au sein de la communauté musulmane et des habitants de la ville. La direction du lieu de culte a exprimé son profond chagrin, soulignant que ces actes ne ciblent pas uniquement les fidèles, mais aussi l’idéal d’harmonie et de respect mutuel qui caractérise Édimbourg. « Ce n’est pas la ville que nous connaissons », a-t-elle affirmé, rappelant les valeurs de diversité et de solidarité qui ont façonné son histoire.
La Police Scotland a confirmé avoir reçu un signalement concernant ces actes le 17 janvier. Une enquête est en cours pour identifier les responsables, tandis qu’un appel à témoins a été lancé. Malgré cette situation, la mosquée reste déterminée à rester un espace ouvert et inclusif, soutenant l’unité de toute la communauté locale.
Cet incident s’inscrit dans un contexte plus large de tensions croissantes, où les lieux de culte musulmans deviennent des cibles symboliques d’un discours divisant. Les messages de menace dissimulent une volonté de semer le désarroi et d’affaiblir la cohésion sociale. La réaction de la mosquée, axée sur la paix et l’affirmation des valeurs partagées, contraste avec l’acte violent, soulignant l’importance de préserver les espaces publics comme des lieux de dialogue et d’échange respectueux.