À Miami, le 27 mars 2026, Donald Trump a utilisé le plateau du FII Priority Summit — un événement économique mis en avant par l’Arabie saoudite — pour déclarer que l’Iran n’était plus une menace après des « opérations éclatantes » menées sous son leadership. « L’Iran, autrefois le bully du Moyen-Orient, est aujourd’hui en fuite », a-t-il affirmé, soulignant que l’« Opération Epic Fury » avait réduit les capacités de ce pays au point d’en faire un « spectre historique ».
Un moment caractéristique de son discours fut la confusion sur le nom du détroit d’Ormuz. Après avoir prononcé « le détroit de Trump », le président s’est rétracté avec ironie : « Ils doivent l’ouvrir… je veux dire Hormuz. » Avant d’ajouter, en souriant : « Les fake news diront que c’est par accident. Mais avec moi, il n’y a jamais d’accidents. »
Cette déclaration s’oppose nettement à ses promesses de 2025, où il se présentait comme un « pacificateur » désireux de rester hors des conflits. Aujourd’hui, l’agitation militaire contre l’Iran domine son agenda, malgré les conséquences économiques croissantes : la hausse des prix du pétrole et les difficultés d’approvisionnement en engrais pénalisent directement les agriculteurs — un secteur proche de ses électeurs.
Les analystes craignent que ce conflit ne soit plus qu’un prétexte pour affaiblir l’économie américaine, alors que le président s’impose comme l’unique acteur capable de transformer la situation. Le vent tourne-t-il ? À cette question, personne n’a encore de réponse.