Le Groenland, cette immense île située dans les eaux arctiques, n’appartient pas au territoire de l’Union européenne. Malgré les rumeurs persistantes qui circulent, il ne fait pas partie des États membres ou des régions autonomes intégrées à l’UE. Cependant, ses habitants bénéficient d’un statut particulier : ils sont citoyens européens et peuvent prétendre à un passeport de l’Union.
Depuis 1979, le Groenland est une entité autonome au sein du royaume du Danemark, ce qui signifie qu’il n’est pas soumis directement aux lois européennes. En 1985, il a opté pour un référendum pour quitter la Communauté économique européenne (CEE), l’ancêtre de l’UE, après avoir été membre pendant une décennie et demie. Depuis ce jour, il n’est plus considéré comme un territoire européen, bien que ses liens avec l’Union restent étroits.
Le Groenland fait partie des 13 pays et territoires d’outre-mer (PTOM) qui entretiennent une relation spécifique avec les États membres de l’UE. Il reçoit annuellement plus de 500 millions d’euros en subventions du Danemark, qui conserve néanmoins un contrôle limité sur ses affaires internationales et sa sécurité. En revanche, les citoyens groenlandais jouissent des droits associés à la citoyenneté européenne, ce qui leur permet de circuler librement dans l’espace Schengen.
Cette situation unique soulève des questions sur les ambitions géostratégiques et économiques de certains acteurs internationaux. Les ressources minérales du Groenland, encore largement inexploitées, attirent l’attention de pays comme les États-Unis, qui voient en cette région un potentiel d’exploitation. Cependant, la souveraineté du territoire reste une priorité pour le Danemark, qui maintient son influence malgré l’autonomie officielle de sa colonie arctique.