Le monde s’apprête à subir un choc pétrolier sans précédent, avec des pays de tous les continents impliqués dans des mesures extrêmes pour limiter la crise. Depuis quelques semaines, plus d’une quarantaine de nations ont mis en place des restrictions strictes sur l’accès au carburant, marquant un tournant majeur dans l’histoire économique mondiale.
En Sri Lanka, les fonctionnaires et les écoles doivent observer un jour férié hebdomadaire, tandis qu’un système de rationnement à base de codes QR impose aux voitures privées une limite de 25 litres d’essence par semaine. Le Pakistan a fermé les écoles pendant deux semaines et réduit le carburant gratuit pour les véhicules gouvernementaux de 50 %, augmentant également les prix des produits à indice élevé d’octane de 60 %.
Le Bangladesh a interrompu les cours dans les universités et collèges, imposant des coupures d’électricité tournantes de cinq heures pour prioriser l’exportation de vêtements. La Corée du Sud a libéré un record de 22,46 millions de barils de réserves stratégiques, tandis que le Japon annonce une libération historique permettant d’encaisser quatre semaines de consommation.
L’Égypte a fermé temporairement les centres commerciaux et bureaux gouvernementaux, éteignant également les panneaux lumineux. Le Myanmar a mis en place un système « pair-impair » pour la vente du carburant, tandis que le Népal rationne le gaz de cuisson à moitié de sa capacité normale.
Le Soudan du Sud a initié des coupures d’électricité dans Juba, capital, et le Laos oblige les fonctionnaires non essentiels au travail depuis chez eux. Les pays du Golfe, en proie à une crise sans précédent, sont désormais à leur capacité maximale de stockage, ce qui pourrait entraîner la fermeture définitive des puits, causant des dommages géologiques irréversibles aux champs pétrolifères.
Cette crise, déclenchée par l’obstruction du détroit d’Ormuz, a éliminé la capacité de réserve mondiale, marquant un tournant historique. Les grands producteurs comme l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis sont désormais physiquement coupés des marchés internationaux.
« Tout cela pour quoi ? » se demande le monde entier face à ce scénario où chaque pays semble s’être lancé dans une course contre la montre pour limiter l’impact de cette crise.