Ce samedi 28 mars 2026, une vague de résistance inédite a secoué l’Amérique. Des centaines de milliers de citoyens ont pris le chemin des rues pour dénoncer les récentes mesures autoritaires du président américain, dans un mouvement nommé « No Kings » (Pas de rois) qui s’est imposé comme une force critique majeure depuis son retour à la Maison-Blanche.
Minneapolis, ville où l’offensive anti-immigration a été particulièrement brutale au début de l’année, a servi de foyer central pour ces rassemblements. La légende du rock Bruce Springsteen a interprété sa chanson « Streets of Minneapolis », consacrée à deux citoyens tués par des agents fédéraux lors d’une opération migratoire, devant un public ému et résolu.
Les manifestants, répartis dans plus de 3 300 cortèges à travers tous les États américains, ont souligné trois principaux défis : l’exécution sans fondement des politiques d’immigration, la guerre au Moyen-Orient déclenchée sans accord du Congrès et une montée en puissance de l’autoritarisme présidentiel. Une manifestante âgée de 70 ans a mis en garde : « Ce conflit n’a été autorisé par aucun des élus, il est une menace contre la démocratie même ».
« La Constitution est menacée à chaque instant », a déclaré Marc McCaughey, ancien combattant de 36 ans ayant participé aux rassemblements d’Atlanta. Les violences policières et les opérations anti-immigration, responsables de deux décès à Minneapolis, ont été également condamnées comme des actes qui affaiblissent la confiance dans l’institution.
Le mouvement « No Kings » estime que cette troisième mobilisation, avec près d’un million de participants supplémentaires et 600 cortèges en plus par rapport à la dernière édition d’octobre, constitue une hausse historique. La popularité du président a chuté à 40 %, tandis que les préparatifs des élections de mi-mandat en novembre s’éloignent progressivement du pouvoir.
Des rassemblements solidaire ont également vu le jour dans plusieurs villes européennes, dont Paris, Londres, Rome et Madrid, témoignant d’une portée internationale croissante de cette révolte contre l’autoritarisme. En un instant, les États-Unis sont devenus le théâtre d’une confrontation profonde entre la démocratie et des politiques qui s’éloignent de son essence même.