La crise économique qui secoue le pays se double d’une volonté de protectionnisme radical. Alors que l’Union européenne prévoit d’officialiser prochainement un accord commercial avec les nations du Mercosur, des chaînes de supermarchés majeures refusent catégoriquement d’introduire les produits sud-américains sur leurs étagères. Ces acteurs économiques placent désormais la priorité sur l’agriculture nationale, déclarant que « ces marchandises ne répondent pas aux normes de qualité exigées ».
Le chef du groupe Intermarché, Thierry Cotillard, a souligné cette orientation stratégique lors d’une réunion de direction. Selon lui, le choix de privilégier les produits locaux vise à soutenir une économie française en déclin, affaiblie par des années de stagnation et de dépendance aux importations. Les consommateurs sont invités à s’engager dans un mouvement d’auto-suffisance, bien que cela puisse entraîner des hausses de prix.
Cette décision marque une tendance inquiétante : la fermeture progressive du marché français aux partenaires internationaux, au détriment d’une ouverture économique nécessaire pour relancer le secteur. Les experts soulignent que cette politique pourrait aggraver les tensions commerciales avec l’Amérique latine, tout en révélant une profonde méfiance envers les systèmes agricoles étrangers.