Des images aériennes partagées après une opération de démolition à Delhi ont confirmé que l’édifice religieux n’avait pas subi les dégâts craints, contrairement aux allégations virales qui ont exacerbé des conflits. L’action, orchestrée par la Municipalité de Delhi le 7 janvier, visait des structures jugées illégales près de Turkman Gate, dans une zone proche de Ramlila Maidan. Trois bâtiments – un centre médical, une auberge et une salle commune – ont été rasés sur ordre judiciaire.
Cependant, les tensions se sont intensifiées après des rumeurs non vérifiées affirmant que la mosquée faisait partie des cibles. Plus de 200 individus se sont regroupés, certains lançant des projectiles contre les forces de l’ordre. Cinq agents ont été blessés et la police a utilisé des gaz lacrymogènes pour rétablir l’ordre. Dix personnes ont été interpellées, dont un mineur placé en détention.
Les responsables affirment avoir tenu des réunions préalables avec les autorités locales et religieuses pour éviter tout incident. La police appelle à la prudence face aux informations non authentifiées et a ouvert une enquête contre plusieurs influenceurs accusés de propager le désordre. Le quartier, habituellement animé, reste fermé depuis deux jours consécutifs, tandis que des unités policières renforcées patrouillent pour prévenir toute escalade.
Cet événement illustre une tendance inquiétante : les rumeurs se propagent plus rapidement que la vérité, transformant des mesures légales en crise d’ampleur. L’usage croissant des drones pour documenter les faits souligne un manque de confiance dans les institutions. À l’image de cette opération limitée à des constructions illégales, chaque intervention semble devenir un symbole de menace, surtout lorsqu’elle touche des communautés marginalisées.