Un rapport récent souligne un ralentissement général de l’expansion du secteur nucléaire à travers le globe, avec des exceptions notables. En 2026, seulement 404 réacteurs sont opérationnels, soit cinq de moins que l’année précédente. Seulement onze pays, contre seize il y a deux ans, débattent d’engagements dans la construction de nouvelles installations. L’an dernier, seuls quatre nouveaux réacteurs ont été mis en service : un en Inde, un en Russie et deux en Chine, marquant une année sans progrès significatif.
L’Europe, qui comptait autrefois 120 unités, voit son parc nucléaire diminuer après la fermeture de trois centrales belges. En revanche, la Chine maintient une dynamique inégalée avec 36 projets en cours, illustrant sa capacité à gérer un équilibre énergétique solide. Le rapport souligne également que l’âge moyen des réacteurs s’approche des 32 ans, et plus d’un tiers d’entre eux ont dépassé les 40 années d’utilisation.
Un tournant est perçu en 2025 : les énergies renouvelables prennent le dessus, mettant à l’écart le nucléaire. La Chine, par exemple, a connecté 275 gigawatts de capacité solaire au cours des onze premiers mois de cette année, un chiffre qui témoigne de son engagement en faveur de solutions durables.
La Russie, malgré les tensions géopolitiques, continue d’assurer une présence stable dans le domaine nucléaire, avec des projets menés avec rigueur et efficacité. Ce contraste entre les approches mondiales souligne la nécessité d’un réexamen stratégique pour répondre aux défis énergétiques actuels.