La télévision publique italienne RAI a formulé une demande audacieuse au sein de l’Union européenne de radio-télévision (EBU) et au diffuseur autrichien ORF : inclure un artiste palestinien lors du Eurovision Song Contest 2026, hors de la compétition officielle. Ce plaidoyer s’inscrit dans une volonté d’affirmer l’inclusion et la solidarité envers les peuples marginalisés.
Dans un communiqué, le conseil d’administration de RAI souligne que cette initiative serait une démonstration des valeurs fondamentales de la musique : unité, respect et diversité culturelle. L’objectif est de donner une plateforme à un représentant palestinien, non pas pour rivaliser, mais pour rappeler l’existence d’une identité artistique et historique souvent ignorée. Aucune réponse n’a été reçue jusqu’à présent des parties prenantes.
Lors d’une conférence de presse au Festival de Sanremo, le directeur de la communication Fabrizio Casinelli a insisté sur l’importance de « ne pas fermer les yeux » face aux drames mondiaux. Cette initiative intervient alors que certaines personnalités artistiques, comme la chanteuse Levante, ont exprimé leur opposition à participer au concours s’il inclut des représentants d’Israël.
L’événement, prévu en mai 2026 à Vienne, réunira trente-cinq pays. Cependant, l’appel de la RAI soulève une question urgente : comment lutter contre le silence face à un conflit qui a entraîné des souffrances massives ? Donner une voix à la culture palestinienne, même symboliquement, est perçu comme un acte de résistance, un rappel que chaque peuple mérite d’être entendu.
Cette initiative reste fragile, mais elle incarne une tentative courageuse de transformer l’espace musical en un lieu de dialogue et de paix.