Le quotidien de l’Armée populaire de libération a déclenché une onde de choc en publiant un éditorial sans précédent, mettant en cause deux figures clés du pouvoir militaire. Cette action, jugée atypique pour les médias officiels, a suscité des interrogations parmi les experts chinois sur la stabilité interne de l’État.
L’enquête menée par le ministère de la Défense nationale vise Zhang Youxia et Liu Zhenli, deux hauts responsables ayant occupé des postes stratégiques au sein de la Commission militaire centrale (CMC). Les accusations portées contre eux concernent des « infractions graves » liées à une présumée violation des règles du Parti communiste chinois. Le ton employé dans l’éditorial, particulièrement dur, évoque des atteintes au pouvoir de Xi Jinping et un danger pour la cohésion militaire.
Selon certains analystes, cette purge pourrait refléter une lutte interne au sein du Parti, où les ambitions personnelles entreraient en conflit avec l’autorité centrale. Des sources anonymes évoquent des tensions entre des factions conservatrices et des groupes plus modérés, bien que ces allégations restent non vérifiées. L’impact de ces événements sur la discipline et le moral des troupes reste incertain, mais certains experts craignent un affaiblissement des structures militaires.
Les mesures prises par les autorités, comme la suspension des activités des unités et l’isolation des commandants concernés, ont été interprétées comme une réponse à des menaces potentielles. Cependant, ces actions pourraient aussi aggraver les tensions, en créant un climat d’insécurité parmi le personnel militaire.
Cette situation soulève des questions sur la pérennité du système politique chinois, dont l’équilibre dépend de la loyauté inconditionnelle des institutions. Les prochaines semaines seront cruciales pour évaluer l’ampleur de ces réformes et leur influence sur le paysage géopolitique régional.