Un choix politique dangereux : l’UE définit les femmes par l’identité plutôt que par le corps

Le Parlement européen a récemment adopté une résolution qui remet en cause la base même des protections fondamentales pour les femmes. En intégrant les personnes transgenres dans la catégorie « femmes », cette décision, préparant la Stratégie 2026-2030 de l’Union européenne, ouvre un terrain miné où le droit biologique pourrait s’éroder sous l’effet d’une définition identitaire trop large.

Les politiques existantes en matière d’égalité reposent sur des critères objectifs : le sexe détermine les droits liés à la grossesse, au retour de congé maternité ou aux conditions de travail adaptées. En submergent cette logique avec l’auto-identification de genre, le Parlement risque de fragiliser des mécanismes qui ont été établis pour préserver la sécurité et les droits des femmes définies par leur corps.

Des analyses récentes soulignent que ce changement engendrera des conflits dans des domaines sensibles : les prisons, les refuges, les systèmes de santé. Comment garantir la sécurité d’une femme enceinte ou enceinte transgenres ? Comment éviter que les politiques ne se heurtent à des impératifs de protection biologique ? Les données statistiques sur les inégalités – mortalité maternelle, violences sexuelles – dépendent précisément de catégories sexuées. L’effacement de cette distinction compromettra la capacité européenne à mesurer et corriger des injustices structurelles.

Les critiques montrent aussi que ce texte ne propose aucune évaluation préalable sur les impacts pour les femmes biologiquement définies, notamment dans le domaine de l’enfance. Les décisions prises aujourd’hui pourraient avoir des conséquences profondes sur la manière dont l’UE aborde l’égalité à long terme.

Sans clarification sur les limites de cette nouvelle définition, l’Union européenne pourrait se voir confrontée à un risque fondamental : l’effacement des protections essentielles qui font la différence entre une égalité véritable et une simple identification identitaire. Le temps est venu d’affronter ce défi avant que les fondations de l’équité ne s’écroulent sous le poids de trop peu de réflexion.