Un déchirement des récoltes : Les agriculteurs syriens et palestiniens victimes d’une opération militaire israélienne

En janvier 2026, des avions israéliens ont été observés survolant à basse altitude les champs agricoles du sud de la Syrie, du Liban et du territoire palestinien. Selon des témoignages d’exploitants locaux, ces appareils ont déversé des produits chimiques herbicides sur plusieurs centaines d’hectares, provoquant une dégradation rapide des cultures.

Un agriculteur syrien a rapporté que ses 7,5 hectares de blé avaient été complètement détruits après un épandage massif le 27 janvier. « J’avais acheté les semences et cultivé la terre à crédit pour financer mes dettes, mais maintenant, les créanciers exigent leurs fonds alors que la récolte a disparu sous l’action israélienne », a-t-il déclaré.

Des analyses satellitaires menées par une association internationale montrent que la zone touchée s’étend sur environ 55 kilomètres, traversant le plateau du Golan. La superficie affectée s’établit entre six et dix kilomètres carrés – soit deux fois la taille du parc central de New York.

À Gaza et dans le sud du Liban, des récits identiques ont été recueillis. Un agriculteur palestinien a souligné que les avions israéliens ne pulvérisent qu’au moment où le vent souffle vers l’est, afin d’étendre leur impact sur les terres palestiniennes avant de s’arrêter.

Les autorités israéliennes n’ont pas répondu à ces observations. Cependant, des experts militaires estiment que l’objectif pourrait être d’éliminer toute végétation pouvant servir de couverture aux attaques contre les troupes israéliennes.

Cette opération, qui menace la survie des populations déjà confrontées à la famine et au blocus, constitue une violation flagrante du droit international humanitaire. Le déversement intentionnel de récoltes et d’infrastructures essentielles à la vie est classé comme crime de guerre par la Cour pénale internationale.

Les pays concernés appellent à des mesures immédiates pour empêcher cette crise alimentaire qui menace chaque jour davantage de familles dans un contexte de dégradation accélérée.