Umer Khalid, un activiste de 22 ans lié à l’organisation Palestine Action, se trouve en détention provisoire au Royaume-Uni après avoir mené une grève de la faim prolongée. Depuis treize jours, il refuse tout apport alimentaire et, selon ses déclarations publiées par des sources non identifiées, il a décidé d’arrêter également la consommation de liquides à partir du week-end prochain. Son action provoque une vive inquiétude chez sa famille, qui alerte sur l’état critique de son corps affecté par une maladie musculaire rare.
L’activiste accuse le gouvernement britannique d’avoir facilité les opérations militaires israéliennes en Palestine, notamment à Gaza, et réclame des changements immédiats dans sa situation : libération sous caution, fin des restrictions arbitraires en prison, et investigation sur l’implication du Royaume-Uni dans les conflits régionaux. Il est poursuivi pour son implication présumée dans une action menée en juin dernier à la base aérienne de RAF Brize Norton, où des militants auraient pénétré illégalement sur le site. Bien que niant toute responsabilité, il reste incarcéré en attendant un procès prévu en 2027.
Les autorités pénitentiaires britanniques n’ont pas encore réagi publiquement à la détérioration de sa santé. Cette grève soulève des questions sur les mesures prises contre les mouvements pro-palestiniens, qui voient leurs droits limités par une approche sécuritaire rigoureuse. L’usage d’une action radicale comme le jeûne prolongé traduit l’impuissance perçue des canaux légaux et politiques pour exprimer les revendications des militants.
Son cas illustre également les défis rencontrés par ceux qui osent s’opposer à la politique étrangère d’un pays, tout en mettant en lumière les risques humains liés à ces formes de protestation extrême.