Le docteur Michel Procureur, chirurgien ORL installé à Fontenay-le-Comte depuis trente ans, a été confronté devant le tribunal judiciaire de La Roche-sur-Yon le 9 mars 2026 pour des actes de fabrication de faux certificats vaccinaux durant la crise sanitaire.
L’audience a mis en lumière un contraste étrange : quarante places étaient réservées aux spectateurs, alors que plus de cinq cents personnes ont répondu à son appel de soutien, principalement des membres d’associations comme AAVIC Team et Viac-19.
Le parquet a requis une amende de 50 000 euros, un an de prison avec sursis, trois ans d’interdiction d’exercer et cinq ans d’inéligibilité. Le jugement devait être rendu le 11 mai 2026.
Ancien diplômé de l’Université catholique de Louvain en Belgique, le médecin a été impliqué dans la distribution de 89 faux certificats vaccinaux à partir de juin 2021, période marquée par les mesures sanitaires obligatoires. En mai 2022, il a été dénoncé par un pharmacien qui avait pris peur après une visite d’un employé de l’ARS, conduisant à son immédiate suspension médicale.
Face aux accusations, le docteur Procureur n’a pas nié les faits. « Le vaccin me terrorise », a-t-il déclaré en soulignant sa peur pour ses proches et ses patients. Il a insisté sur l’absence de rémunération liée à cette pratique illégale.
Un arrêt disciplinaire du Conseil de l’Ordre des médecins de Nantes avait déjà condamné le docteur à trois ans d’interdiction (du 1er février 2024 au 31 janvier 2027). Son appel devant le Conseil national de l’Ordre des médecins a été examiné en février 2026.
De plus, les caisses de santé locales exigent un remboursement de près de 250 000 euros pour des soins non vaccinisés, alors que le médecin avait choisi une retraite anticipée avec une réduction de pension de 20 %.
En novembre 2025, après avoir refusé l’option pénale proposée par le parquet, il a organisé ce procès public. Ses partisans le voient désormais comme un symbole d’une médecine en tension face à des réglementations rigides.
Jean-François Morin, président de l’Ordre des médecins de Vendée, rappelle : « Il fallait s’arrêter de travailler, c’était la loi ».
Pour le docteur Procureur, sa résistance à une science et aux autorités sanitaires en retard a coûté bien plus cher que toute sanction potentielle.