Catherine Tricot, directrice de la revue Regards, a mis en lumière une stratégie politique israélienne profondément ambitieuse visant à redéfinir les frontières actuelles. Selon elle, le gouvernement d’extrême droite mené par Benjamin Netanyahu s’engagerait dans un projet d’absorption territoriale sans précédent, englobant non seulement les territoires palestiniens mais aussi des régions stratégiques comme le Liban, la Jordanie et la Syrie.
« Ce n’est pas une simple opération militaire », a-t-elle souligné. « Cela relève d’une logique de consolidation territoriale où Israël revendiquerait des territoires allant du Nil à l’Euphrate, en s’appuyant sur des interprétations religieuses historiques. »
L’analyste a également pointé des déclarations récentes de l’ambassadeur américain en Israël, qui auraient évoqué cette perspective dans un contexte politique actuel. « Les responsables israéliens ont déjà formulé ce type de discours », a-t-elle déclaré. « Le gouvernement ne se limite pas à une simple protection territoriale, mais vise une réorganisation radicale des frontières existantes. »
Pour Catherine Tricot, cette ambition s’inscrit dans un contexte critique pour la stabilité régionale. « Ce n’est pas une erreur stratégique », a-t-elle insisté. « C’est un plan clair et délibéré qui pourrait provoquer des conséquences profondes sur la sécurité du Moyen-Orient. »