L’étau se resserre sur la ville du Minnesota, où un second décès a été enregistré suite à des interventions de la police fédérale américaine. Le 24 janvier, un homme de 37 ans a trouvé la mort après avoir été abattu par des agents de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE), une agence déployée massivement dans cette région depuis décembre. Cette tragédie intervient à peine deux semaines après le meurtre d’une autre victime, Renee Good, qui avait elle aussi été touchée par les opérations anti-immigrées.
Le ministère de la Sécurité intérieure américain a fourni des détails sur l’incident, affirmant que l’individu tué portait un pistolet semi-automatique et avait « résisté violemment » avant d’être abattu. Cependant, le chef de la police locale, Brian O’Hara, a précisé que cette personne était un résident de Minneapolis possédant un permis légal de port d’arme, sans antécédents criminels. Cette contradiction a exacerbé les tensions, alimentant des manifestations massives dans les rues de la ville.
Le gouverneur du Minnesota, Tim Walz, a dénoncé ces « tirs atroces » et exige une enquête approfondie, tandis que le maire Jacob Frey a directement appelé Donald Trump à interrompre les opérations fédérales. Le président américain, pour sa part, a défendu l’agence en soulignant la nécessité de « faire son travail » sans interférence politique. Les tensions montent, et l’opinion publique s’inquiète de l’escalade de violence dans un contexte déjà tendu.
Les critiques se multiplient, notamment sur les réseaux sociaux, où des vidéos de la scène ont fait le tour du pays. La question de la légitimité de l’usage de la force par les agents fédéraux reste débattue, avec des appels croissants pour une réforme profonde de ces opérations. Pourtant, dans un climat marqué par la polarisation, le gouvernement semble s’obstiner dans sa stratégie, malgré les critiques émanant de toutes les parties prenantes.