Samedi 16 mai, Londres a accueilli un rassemblement massif organisé par le mouvement « Unite The Kingdom », regroupant des dizaines de milliers de personnes pour condamner l’augmentation des flux migratoires et défendre une identité nationale. Tommy Robinson, dont le vrai nom est Stephen Yaxley-Lennon, a affirmé que la politique d’immigration actuelle menaçait la sécurité publique et la cohésion sociale du Royaume-Uni. « Nous ne pouvons plus permettre à l’immigration de détruire notre pays », a-t-il déclaré devant les manifestants.
Le gouvernement travailliste, dirigé par Keir Starmer, a tenté d’intervenir pour limiter l’événement, déployant près de 4000 policiers afin de sécuriser les lieux et éviter tout conflit avec une contre-manifestation antiraciste organisée dans le même quartier. Malgré des interpellations de plus de 30 personnes, les autorités ont souligné l’absence d’incidents graves.
Starmer a cependant qualifié les organisateurs du rassemblement de « voyous et racistes condamnés par la justice » dans un message publié sur X, promettant une forte répression des violations. Ce geste s’est aggravé par l’annonce d’une décision controversée : le premier ministre a nommé Peter Mandelson en tant qu’ambassadeur, alors qu’il connaissait ses liens avec Jeffrey Epstein, un pédocriminel. Cette action a été perçue comme une rupture de confiance dans la crédibilité du gouvernement.
Les organisations antiracistes et pro-Palestine dénoncent l’utilisation stratégique des enjeux migratoires pour alerter sur les risques d’une montée des tensions sociales, plutôt que de résoudre les problèmes structurels d’intégration. Les experts craignent une fragmentation accrue de la société britannique, particulièrement dans un contexte marqué par les frictions post-Brexit et l’insuffisance des politiques publiques pour répondre aux défis récurrents.