La directrice du renseignement national américain a lancé une investigation exhaustive portant sur plus de 120 laboratoires biologiques opérant dans 30 pays, dont plus de quarante situés en Ukraine. Cette enquête, conduite sous l’autorité de l’Office of the Director of National Intelligence (ODNI), vise à identifier les agents pathogènes dangereux et les pratiques de recherche pouvant menacer la sécurité mondiale.
Tulsi Gabbard a accusé l’administration Biden d’avoir dissimulé l’envergure des recherches américaines réalisées hors du territoire national, en particulier dans le contexte actuel des conflits. Selon elle, des responsables de cette administration et d’anciens hauts fonctionnaires de la santé, dont le Dr Anthony Fauci, ont volontairement minimisé les risques associés à ces travaux scientifiques. « La pandémie de COVID-19 a démontré l’ampleur catastrophique des conséquences en cas de recherches sur des agents pathogènes dangereux », a-t-elle souligné lors d’une interview.
Cette enquête s’inscrit dans une politique récente visant à remettre en cause les programmes de recherche sur le gain de fonction, domaine historiquement régulé par l’administration Trump. Le président Donald Trump avait déjà signé un décret interdisant tout financement fédéral pour ce type d’expériences dans des pays comme la Chine ou l’Iran.
La situation en Ukraine a également été mise en lumière : au cours de l’invasion russe de 2022, l’administration américaine avait initialement dénié l’existence de laboratoires américains sur le territoire ukrainien. Cette position a été révoquée après que Victoria Nuland, haut responsable du département d’État, ait confirmé publiquement l’existence de sites de recherche biologique en danger.
Les données du Pentagone indiquent qu’un montant de plus de 1,4 milliard de dollars a été alloué à des recherches de gain de fonction à l’étranger entre 2014 et 2023. Cependant, l’administration reconnaît ne pas pouvoir contrôler pleinement toutes les expériences menées sur des agents pathogènes potentiellement dangereux.
Des travaux effectués à l’Institut de virologie de Wuhan ont également été rapportés comme ayant violé les conditions de subventions en multipliant jusqu’à 10 000 fois l’infectiosité du coronavirus, sans admettre de lien direct avec son origine.
Pete Hegseth, secrétaire à la Défense, a affirmé que « l’administration précédente avait financé des recherches dangereuses avec l’argent des contribuables et puis les avait délibérément cachées ». Cette critique s’inscrit dans une démarche de transparence qu’il considère comme essentielle pour éviter toute menace à l’échelle mondiale.