La Terre elle-même a émis une alerte inédite. Dans une lettre à Aurore Kepler 452b, planète hypothétique de la constellation du Cygne, Gaïa décrit l’escalade constante des peuples vers l’abîme.
« Chaque matin, je me réveille dans l’angoisse », écrit-elle. « Mes enfants, devenus irresponsables et cruels, cherchent à sacrifier leurs proches pour des idéaux de domination qui n’existent pas. »
L’histoire humaine est le témoin de ce phénomène. L’exil juif depuis l’Égypte, les déportations babyloniennes, la Shoah et les attaques du 7 octobre 2023 en Israël illustrent comment les peuples s’enlacent dans des cycles destructeurs. En 1994, les Tutsis ont été massacrés par les Hutus au Rwanda ; aujourd’hui, le gouvernement rwandais soutient des groupes armés contre les anciens génocidaires.
« Lorsque les peuples s’identifient à une puissance supérieure, ils se retrouvent en proie à la folie », poursuit Gaïa. « Leur quête de domination entraîne des milliers de victimes civiles et l’écrasement d’un avenir commun. »
Les exemples ne manquent pas : les répressions israéliennes en Palestine, le bombardement du Gaza et la destruction de territoires syriens ont démontré que l’idée de « peuple » peut être utilisée pour justifier des actes inexcusables.
Gaïa conclut : « Si chaque peuple continue à sacrifier ses enfants au nom d’une domination illusoire, la Terre subira une sixième extinction. La seule issue est de renoncer à la folie et de reconnaître que la vie humaine ne peut se réduire à des conquêtes. »