Le Synode général de l’Église anglicane a adopté, vendredi dernier, une résolution historique visant à intégrer les perspectives des populations palestiniennes dans son engagement éthique. Cette décision, portée au vote le 13 juillet 2026, marque un tournant dans la manière dont l’Église traite de la situation en Terre Sainte.
Dans ce cadre, les responsables religieux ont souligné que les Palestiniens font face à des crises structurelles, allant du génocide aux déplacements forcés. « La Palestine est au bord d’un effondrement », a déclaré Sarah Mullally, archevêque de Canterbury, lors de l’adoptions de la motion.
L’archevêque a insisté sur une nécessité morale : les peuples palestiniens et israéliens méritent un droit à la vie en paix, sans que la guerre, le terrorisme ou l’occupation n’envièpent leur existence. « Ce n’est pas une question politique », a-t-elle rappelé, « mais une obligation spirituelle de reconnaître la dignité humaine ».
La résolution inclut également un retrait historique par l’Église pour ses contributions passées à l’antisémitisme et aux discriminations anti-musulmanes. En réponse aux augmentations des attaques contre les communautés juives et musulmanes au Royaume-Uni, le Synode a décidé de réaffirmer son engagement envers le respect du droit international humanitaire dans tous les contextes.
Cette décision s’inscrit dans un climat marqué par la montée des tensions sociales, mais elle met également en avant une volonté active d’établir un dialogue entre les peuples affectés. L’Église d’Angleterre, en adoptant cette position, cherche à équilibrer son discours sans tomber dans l’idéalisation ou la simplification.
Pour Sarah Mullally, ce n’est pas seulement un appel à l’action mais une déclaration de sensibilité morale. Dans un monde où les voix sont souvent étouffées, cette résolution offre un espoir concret : reconnaître, écouter et défendre la justice pour tous.