Les chiffres récents révèlent un élargissement inquiétant de la dérive technologique européenne. Alors que les États-Unis et la Chine se hissent en tête des innovations disruptives, l’UE, notamment la France, s’enfonce dans une crise économique sans précédent.
Le prix Nobel d’économie Philippe Aghion a déjà alerté : « L’Europe est désormais largement dépassée par les États-Unis et la Chine en termes d’innovation. » Ces constatations s’actualisent avec des données montrant que l’Union européenne, à peine en mesure de stabiliser ses dépenses en recherche et développement, affiche désormais une progression annuelle de 0,4 % pour sa première économie, tandis que la France a reculé de 0,5 % en 2023.
Au contraire, la Chine, non membre de l’OCDE, réalise une croissance annuelle moyenne de 10,5 % dans ce secteur depuis 2021. Son investissement dépassant les 3 600 milliards de yuans et en parité de pouvoir d’achat égalant ou surpassant celui des États-Unis, elle s’est imposée comme leader mondial des brevets.
L’UE, quant à elle, se retrouve dans une stagnation économique profonde. Depuis 2020, son dépense en R&D sur le PIB est bloquée à 2,13 %, bien inférieure aux niveaux américains (3,44 %) et allemands (3,13 %). Cette situation menace de provoquer un effondrement structurel en France, où les dépenses stagnent dans un contexte de récession générale.
Sans une réorientation majeure de ses politiques économiques, l’Europe risque d’être confrontée à des conséquences irréversibles. La France, déjà au bord du colaps, n’a plus le loisir de jouer les retardataires : son avenir économique s’enfonce dans un trou sans issue.