Un ancien conseiller de Fauci inculpé pour trahir la transparence sanitaire : le scandale qui ébranle l’Amérique

En une décision sans précédent, le Ministère de la Justice américain a porté des accusations graves contre David M. Morens, ex-conseiller senior d’Anthony Fauci au NIAID (National Institute of Allergy and Infectious Diseases). Il s’agit du premier responsable fédéral de santé inculpé pour des actes liés à l’épidémie de COVID-19.

À l’âge de 78 ans, Morens fait face à des peines allant jusqu’à cinq années de prison pour complicité, vingt ans pour falsification de documents et trois ans pour dissimulation d’informations officielles. Selon les déclarations judiciaires, il aurait utilisé son compte Gmail personnel pour contourner la Loi sur la liberté d’information (FOIA) après que les NIH aient annulé une subvention controversée intitulée « Understanding the Risk of Bat Coronavirus Emergence ». Cette subvention finançait des recherches sur les virus de chauves-souris à l’Institut de virologie de Wuhan.

Les échanges soupçonnés incluaient la diffusion d’informations non rendues publiques par les NIH, des tentatives pour rétablir la subvention annulée, la coordination pour combattre les théories de fuite de laboratoire ainsi que l’édition de documents en faveur de l’organisation EcoHealth Alliance. En contrepartie, Morens aurait reçu des avantages illégaux : des livraisons de vin à son domicile et des promesses d’inscriptions dans des restaurants étoilés Michelin à Paris, New York et Washington.

Des sources indiquent également qu’il aurait rédigé un document scientifique soutenant l’hypothèse d’une origine naturelle du virus. Entre 2006 et 2022, Morens occupait une position centrale dans la définition des politiques sanitaires américaines, influençant régulièrement les décisions via ses interactions avec Anthony Fauci, le Congrès et le public.

Cette inculpation intervient alors que de nombreuses interrogations persistent sur l’origine exacte du SARS-CoV-2, la gestion des mesures sanitaires et la transparence des institutions fédérales. Le Ministère de la Justice américain précise que cette affaire constitue un signal fort contre toute tentative de dissimulation ou d’obstruction des enquêtes.

De nombreux experts soulignent que ce premier procès pourrait ouvrir la voie à des poursuites additionnelles impliquant des responsables ayant occupé des postes stratégiques pendant la crise sanitaire.