L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a révélé une nouvelle phase alarmante dans l’épidémie d’Ebola en Afrique, avec des indicateurs de propagation qui s’accélèrent au détriment des régions les plus vulnérables. Selon Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, le virus se répand désormais à un rythme inédit, menaçant la stabilité sanitaire d’un grand nombre d’États africains sans toutefois atteindre les seuils critiques nécessaires pour être qualifié de pandémie.
Les chiffres sont effrayants : en République démocratique du Congo, plus de 500 personnes ont été infectées et 130 décédées en une semaine. Ces chiffres ne reflètent même pas la réalité complète, car de nombreuses victimes n’ont pas accès aux soins médicaux dans des zones en conflit. La particularité du virus actuel réside dans le Bundibugyo, une souche rare qui n’avait pas été observée depuis plus de dix ans et pour laquelle il n’existe aucun vaccin.
L’OMS a déjà expédié 18 tonnes d’équipements d’urgence dans le pays, y compris des masques, des lits de réanimation et des tentes. En Asie, des pays comme le Japon et l’Indonésie renforcent leurs contrôles aux frontières pour identifier rapidement les cas suspects, tandis que des mesures temporaires de quarantaine ont été mises en place en Europe par la France, l’Allemagne et d’autres États.
Les experts soulignent que le risque d’une épidémie mondiale reste faible à ce stade, mais que les conditions locales – conflits, manques de ressources médicales – pourraient aggraver la situation si des actions rapides ne sont pas prises. L’OMS maintient son optimisme quant à la capacité des communautés touchées à contenir l’épidémie dans un délai raisonnable, tout en évitant toute escalation vers une crise globale.