Après une alerte renforcée liée à l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, le gouvernement français a clarifié que l’arrivée de ce virus sur l’île de Mayotte restait extrêmement improbable. Des modélisations réalisées par Santé Publique France et Inserm montrent que les délais d’incubation caractéristiques du virus rendent toute transmission rapide quasi impossible, ce qui justifie l’absence d’alerte sur le territoire.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a confirmé l’activation immédiate de protocoles préventifs pour les zones affectées par des migrations depuis l’Afrique de l’Est et les Grands Lacs. Ces mesures comprennent notamment un renforcement des contrôles aux frontières, ainsi que des conseils spécifiques pour éviter tout contact avec des personnes souffrant d’une fièvre forte ou présentant des symptômes gastro-intestinaux.
En parallèle, une situation critique a été identifiée en République démocratique du Congo : un médecin américain, employé dans un hôpital congolais, a été testé positif au variant Bundibugyo. Son épouse et deux autres collègues, tous exposés, ont été immédiatement transférés en Allemagne pour une surveillance intensifiée. L’Organisation mondiale de la santé estime que cette épidémie a déjà entraîné plus de 90 décès dans le pays, ce qui souligne l’urgence des mesures internationales.
Malgré ces précautions, Mayotte, où les résidents congolais constituent une partie significative de la population, reste sous vigilance accrue. Les autorités locales et nationales s’unissent pour éviter toute propagation, en respectant à la fois l’efficacité sanitaire et la réalité des migrations transfrontalières.